
De plus en plus souvent, les entreprises, les administrateurs de copropriété et les responsables techniques de grandes structures nous demandent s'il a encore un sens d'agir pour les économies d'énergie avec le relamping. Même si cela peut sembler anachronique, encore aujourd'hui le relamping LED représente l'intervention la plus efficace pour réduire les coûts énergétiques sans entreprendre de grands travaux structurels.
Depuis des années, nous nous occupons de la conception et de la fourniture de profilés LED et de systèmes d'éclairage, et nous avons vu des caves, des bureaux, des usines entières se transformer complètement grâce au relamping LED, c'est pourquoi nous avons décidé d'aborder ce sujet aujourd'hui.
Par relamping, on entend le remplacement programmé (ou extraordinaire) de sources lumineuses existantes par d'autres de technologie plus avancée, aujourd'hui presque exclusivement LED de manière systématique. On évalue l'installation, on choisit les produits avec le bon culot, la bonne température de couleur, et on procède. Le relamping signifie donc une modernisation intelligente de l'éclairage et ne doit pas être confondu avec le revamping, qui est beaucoup plus invasif.
On nous demande souvent d'effectuer le revamping d'un bâtiment alors qu'en réalité le client souhaite simplement remplacer les tubes fluorescents par des bandes LED. Dans ce cas, il s'agira d'un relamping : le revamping implique le remplacement ou la modification structurelle du luminaire (comme changer tout le corps du luminaire parce qu'il est vieux ou rouillé).
Notre conseil est que, si le luminaire est encore en bon état et que vous souhaitez économiser, d'opter pour des systèmes de relamping avec kits LED ou lampes retrofit. Si en revanche l'optique est compromise ou que vous souhaitez un nouveau design, on parle de revamping. Dans tous les cas, Ledpoint est en mesure de fournir à la fois des profilés LED pour de nouvelles installations et des produits pour un relamping LED rapide.
Le principe est simple : on retire une vieille lampe halogène ou fluorescente et on met une lampe LED. Mais il y a une énorme différence : les LED fonctionnent en basse tension (généralement 12V ou 24V ou 220V avec driver intégré), et offrent une efficacité lumineuse très élevée.
Tableau comparatif entre lampes
| Type de lampe | Puissance (W) | Flux lumineux (lm) | Durée moyenne (heures) | Coût énergétique annuel* |
|---|---|---|---|---|
| Incandescence | 60 W | ~700 lm | 1 000 | 21,5 € |
| Halogène | 50 W | ~800 lm | 2 000 | 18,0 € |
| Fluorescente compacte | 15 W | ~800 lm | 8 000 | 5,4 € |
| LED (relamping) | 9 W | ~800 lm | 25 000 - 50 000 | 3,2 € |
*Coût annuel estimé sur 6 heures/jour à 0,25 €/kWh. Source : données ENEA 2025.
Comme vous pouvez le constater, avec le relamping LED, le coût est réduit jusqu'à 85 % par rapport aux anciennes ampoules. Et la durée de vie est 50 fois supérieure.
L'un des domaines où le relamping donne des résultats spectaculaires est l'éclairage public. Remplacer les anciennes vapeurs de mercure (qui sont actuellement illégales) par un éclairage LED permet aux communes de réaliser des économies sur les factures et de réduire la pollution lumineuse. De plus, grâce au compte thermique, il est possible d'obtenir des incitations pour les interventions d'efficacité énergétique, y compris le relamping LED dans les bâtiments de l'administration publique et les écoles. Cependant, si vous souhaitez accéder aux incitations, il faut se rappeler que les demandes doivent être présentées avant le début des travaux.
Dans le catalogue, il est possible de trouver une gamme de différents produits pour réaliser des systèmes de relamping :
Un bon projet de relamping repose sur quelques étapes :
Nous conseillons toujours de commander d'abord un seul échantillon avant la commande de toute la fourniture, pour vérifier que la nouvelle luminosité correspond effectivement à celle souhaitée.
Dans le relamping, certains problèmes peuvent survenir dont il est bon de tenir compte :
Parfois, on nous demande s'il est possible de réutiliser des bandes LED, la réponse est affirmative mais il faut faire attention à ne pas endommager les pistes de cuivre. Sur Ledpoint, il est possible de trouver un bon nombre de connecteurs pour relier les bandes LED entre elles sans avoir à les souder.
Il y a quelques mois, nous avons accompagné une entreprise métallurgique disposant de 200 plafonniers avec deux néons de 58 W chacun dans l'optique de réduire les consommations énergétiques. Après une analyse approfondie, nous avons proposé un relamping LED en utilisant nos profilés LED encastrables de la ligne découpés sur mesure à 1 200 mm avec des LED COB haute efficacité de 26 W chacun (pour remplacer les deux lampes d'origine). Nous avons conservé la structure des plafonniers existants, en remplaçant uniquement la partie intérieure par nos profilés, une intervention très rapide.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la consommation totale de l'installation est passée de 23 200 W (200 plafonniers x 116 W) à 5 200 W (200 profilés x 26 W), en considérant 10 heures de travail par jour pendant 250 jours par an. Les économies annuelles s'élèvent à environ 10 800 €, avec un investissement amorti en moins de 2 ans. Et la qualité de la lumière s'est sensiblement améliorée : nous sommes passés d'une lumière terne et mal répartie (3 500 K médiocres, avec ces anciennes qui scintillaient) à un beau 4 000 K neutre, avec un rendu des couleurs (IRC >90) qui a également amélioré la visibilité et le contrôle qualité des produits fabriqués.
| Paramètre | Avant relamping (néon 2x58W) | Après relamping avec profilés LED |
|---|---|---|
| Puissance totale de l'installation (200 plafonniers) | 23,2 kW | 8,0 kW |
| Heures annuelles de fonctionnement | 2 500 h | 2 500 h |
| Consommation annuelle | 58 000 kWh | 20 000 kWh |
| Coût annuel de l'énergie (0,25 €/kWh) | 14 500 € | 5 000 € |
| Économies annuelles | 9 500 € | |
Nous avons choisi des profilés avec optique 120° pour garantir une distribution uniforme, étant donné que la hauteur de l'entrepôt était de 6 mètres. Les anciens néons avaient un flux dispersé, tandis que les profilés LED concentrent mieux la lumière sur le plan de travail.
On nous demande souvent s'il existe des contributions publiques pour le relamping LED ou s'il est possible de déduire fiscalement quelque chose. La réponse est affirmative, mais il est nécessaire de se repérer entre différents mécanismes selon que vous soyez une Administration Publique, une entreprise ou un particulier. Essayons de clarifier car ces derniers mois, les choses ont beaucoup changé avec l'arrivée du Compte Thermique 3.0 et la mise à jour des Certificats Blancs pour la période 2025-2030.
Jusqu'à récemment, le Compte Thermique pour le relamping était réservé presque exclusivement à l'Administration Publique. Avec le nouveau Compte Thermique 3.0 (décret du 7 août 2025), le public s'est élargi et maintenant la contribution peut également être demandée par :
En pratique, si vous avez une activité commerciale, un bureau, un entrepôt ou même un bed & breakfast, vous pouvez aujourd'hui accéder à cette incitation à fonds perdus. Pour les particuliers, le Compte Thermique reste valable mais principalement pour les interventions sur des unités immobilières individuelles, comme le remplacement de systèmes de climatisation.
Le nouveau décret inclut explicitement le remplacement de systèmes d'éclairage intérieurs et des dépendances extérieures par des technologies LED ou à haute efficacité parmi les interventions éligibles avec des contraintes techniques importantes à respecter.
L'exigence fondamentale est que la puissance installée des nouvelles lampes LED ne doit pas dépasser 50 % de la puissance remplacée. Si auparavant il y avait un plafonnier avec deux néons de 58 W (116 W au total), la nouvelle installation LED ne peut pas dépasser 58 W. Cette contrainte a été conçue pour garantir de réelles économies d'énergie, mais elle entre parfois en conflit avec les réglementations d'éclairage modernes (la UNI EN 12464-1 exige aujourd'hui des niveaux d'éclairement plus élevés qu'autrefois, par exemple 500 lux dans un bureau contre les 300 lux d'autrefois).
Si la limite de 50 % n'est pas respectée parce que l'ancienne installation était sous-dimensionnée, l'incitation est tout de même reconnue mais limitée à la quote-part de puissance égale à 50 % de celle remplacée. En pratique, le GSE calcule l'incitation sur une installation virtuelle qui aurait les mêmes performances que l'ancienne, et non sur la nouvelle plus performante. Un mécanisme bureaucratique complexe, c'est pourquoi nous conseillons toujours de se faire assister par un technicien avant de commencer les travaux.
Les pourcentages de contribution varient selon le sujet :
Les demandes sont présentées exclusivement en ligne via le nouveau Portail CT3 du GSE, opérationnel depuis le 2 février 2026. Pour les interventions achevées avant le 25 décembre 2025, l'ancien Compte Thermique 2.0 peut encore être utilisé, mais pour celles ultérieures, les nouvelles règles s'appliquent. Délais de présentation : dans les 90 jours suivant la fin des travaux pour l'accès direct.
Si en revanche nous parlons de grandes installations ou d'interventions à l'échelle industrielle, un autre outil intéressant est celui des Certificats Blancs, également appelés Titres d'Efficacité Énergétique (TEE).
Contrairement au Compte Thermique (qui est une contribution à fonds perdu), les Certificats Blancs sont des titres négociables qui certifient les économies d'énergie réalisées. Le mécanisme est simple sur le papier : chaque TEP (tonne équivalent pétrole) économisée génère un certificat qui peut être vendu sur le marché aux distributeurs d'énergie obligés par la loi d'atteindre certains objectifs d'efficacité. La valeur actuelle se situe autour de 250-260 € par certificat.
Pour accéder aux TEE, il faut cependant respecter des exigences strictes :
Le nouveau Décret Certificats Blancs du 21 juillet 2025 a redéfini les objectifs et les modalités pour la période 2025-2030, en ligne avec le PNIEC 2024. Les distributeurs d'énergie (ceux avec plus de 50 000 clients) ont des obligations croissantes jusqu'en 2030, ce qui maintient stable la demande de certificats et donc leur valeur de marché.
Pour les projets de relamping LED, les TEE représentent une opportunité intéressante lorsque l'intervention est de grande envergure (pensez à une zone industrielle entière ou à une chaîne de supermarchés). Dans ces cas, l'incitation peut couvrir une part significative de l'investissement, même au-delà de 50 %.
Il n'est pas possible de cumuler plusieurs incitations sur la même intervention. En général, le Compte Thermique et les Certificats Blancs ne sont pas cumulables avec d'autres incitations publiques (y compris les bonus fiscaux comme l'écobonus) pour les mêmes dépenses. Il faut choisir la voie la plus convenable selon le cas spécifique.
Pour les entreprises qui souhaitent se repérer dans cette jungle d'incitations, le conseil est de s'appuyer sur des professionnels du secteur comme les energy managers et les thermotechniciens qui aident à préparer la documentation nécessaire.
Lorsque nous présentons un projet de relamping LED à nos clients, la première question est toujours : « mais combien économise-t-on vraiment ? ». Nous avons vu les chiffres dans les chapitres précédents, mais il vaut la peine de cadrer le phénomène au niveau national, car les données émergentes des recherches les plus récentes sont surprenantes et méritent un approfondissement.
Selon le Rapport Annuel sur l'Efficacité Énergétique 2024 de l'ENEA, le potentiel d'économie d'énergie en Italie avec des interventions de relamping LED est estimé à environ 4 TWh par an. Pour donner une idée plus concrète, cela équivaut à la consommation électrique annuelle d'environ 1,5 million de familles italiennes (en considérant une consommation domestique moyenne de 2 700 kWh/an). Traduit en termes économiques, nous parlons d'une économie potentielle sur la facture nationale qui dépasse un milliard d'euros par an aux prix actuels de l'énergie.
Pourtant, malgré ces chiffres impressionnants, le taux de pénétration du LED dans le secteur non résidentiel est encore bloqué à des pourcentages faibles. D'après nos élaborations sur les données du secteur, seulement environ 30 % des entreprises italiennes ont déjà converti leurs installations en LED. Les 70 % restants fonctionnent encore avec des technologies obsolètes (fluorescence, halogènes, vapeurs de mercure) avec des efficacités embarrassantes comparées à celles d'aujourd'hui. Un paradoxe, considérant que le LED est sur le marché depuis plus de 15 ans et que les prix ont désormais chuté.
Si l'on considère combien on peut économiser avec le relamping, il semble étrange que peu le mettent en œuvre. Les raisons sont diverses :
Pour comprendre l'importance stratégique du relamping, il faut partir d'un fait de base : l'éclairage artificiel représente en moyenne 15-30 % des consommations globales d'un bâtiment. Dans certains secteurs (bureaux, écoles, entrepôts), le pourcentage augmente encore. La norme UNI EN 15193 de 2021 a introduit l'indice LENI (Lighting Energy Numeric Indicator) pour évaluer la performance énergétique des installations d'éclairage, mais son application a jusqu'à présent été limitée par la complexité des calculs.
Pour remédier à ce problème, fin 2024, l'ENEA a lancé LENICALC, un outil gratuit qui soutient les professionnels dans le calcul de l'efficacité des installations d'éclairage. L'outil, développé en collaboration avec l'Université La Sapienza de Rome, est basé sur plus de 2 000 simulations numériques pour déterminer les valeurs de référence LENI pour les différents types de bâtiments. Cela signifie qu'aujourd'hui nous disposons enfin d'outils précis pour quantifier l'économie potentielle avant même d'intervenir.
Un discours à part mérite l'Administration Publique. Selon une étude GSE/RSE de 2014 (malheureusement encore la seule disponible avec des données agrégées), le patrimoine immobilier public italien s'élève à environ 300 millions de m², soit 10 % du total national. Les consommations annuelles de l'administration publique sont estimées à 4,6 Mtep/an entre électrique et thermique, dont une part significative (plus de 30 %) est absorbée précisément par l'éclairage public et des bâtiments institutionnels.
Le PNIEC (Plan National Intégré pour l'Énergie et le Climat) prévoit la réhabilitation énergétique d'au moins 3 % par an de la surface utile couverte du parc de bâtiments publics. Mais selon l'ENEA, le taux actuel n'atteint même pas 2 %. Nous sommes en retard, en somme. Une étude du Politecnico di Milano a estimé qu'augmenter l'objectif à 4 % par an conduirait à une économie supplémentaire de 0,4 TWh/an et à une économie sur la facture pour l'administration publique de 75 millions d'euros par an de plus par rapport au scénario actuel.
Voyons maintenant les chiffres appliqués à un cas réel, similaire à celui que nous avons décrit au chapitre 7. Prenons une entreprise moyenne avec 200 plafonniers à néon (2x58W). Les données parlent d'elles-mêmes :
| Poste | Avant relamping (néon) | Après relamping (LED) | Différence |
|---|---|---|---|
| Puissance totale de l'installation | 23,2 kW | 8,0 kW | -65 % |
| Consommation annuelle (2 500 h) | 58 000 kWh | 20 000 kWh | -38 000 kWh |
| Coût annuel de l'énergie (0,25 €/kWh) | 14 500 € | 5 000 € | -9 500 € |
| Émissions de CO₂ évitées (0,4 kg/kWh)* | - | - | 15,2 tonnes/an |
*Facteur d'émission moyen pour le mix électrique italien, source ISPRA 2024.
Si nous étendons ce raisonnement au niveau national, le potentiel de 4 TWh/an équivaut à environ 1,6 million de tonnes de CO₂ en moins chaque année. Pas mal pour une intervention qui consiste essentiellement à changer des ampoules.
L'Italie n'est malheureusement pas aux premières places en Europe pour le taux de pénétration du LED dans le secteur tertiaire. Des pays comme l'Allemagne et la Scandinavie affichent des pourcentages de conversion supérieurs à 50-60 %, stimulés par des politiques d'incitation plus agressives et une plus grande sensibilité au sujet. Mais l'écart est aussi une opportunité : cela signifie que le marché potentiel est encore énorme et que ceux qui investissent aujourd'hui dans le relamping LED se positionnent en avantage par rapport aux concurrents qui devront rattraper leur retard demain.
Au cours des 10 dernières années, le coût des LED a chuté de plus de 80 %, tandis que l'efficacité lumineuse (lumens par watt) a plus que doublé. Aujourd'hui, un bon profilé LED atteint 150-170 lumens/watt, contre 60-80 lumens/watt pour les fluorescents et 12-15 lumens/watt pour les halogènes. Cela signifie que le retour sur investissement moyen d'une intervention de relamping est passé de 5-6 ans il y a une décennie aux 2-3 ans actuels, rendant l'investissement accessible même aux petites et moyennes entreprises.
Le tableau suivant montre l'évolution des prix moyens et de l'efficacité au cours des dernières années :
| Année | Coût moyen pour 1 000 lumens (€) | Efficacité moyenne (lm/W) | Retour sur investissement moyen relamping* |
|---|---|---|---|
| 2015 | 8-10 € | 80-100 | 5-6 ans |
| 2020 | 3-5 € | 120-140 | 3-4 ans |
| 2025 | 2-3 € | 150-170 | 2-3 ans |
*Retour sur investissement calculé sur remplacement de fluorescents en contexte tertiaire, 2 500 heures/an.
Les chiffres disent une chose clairement : le relamping LED est l'une des interventions au rendement le plus élevé dans le paysage de l'efficacité énergétique. Le potentiel de 4 TWh/an estimé par l'ENEA est encore largement inexploité, et les marges d'amélioration sont énormes. Avec les prix actuels et les incitations renouvelées du Compte Thermique 3.0, le moment d'investir est maintenant.
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Cet article a été élaboré avec le soutien de l'intelligence artificielle, puis relu, corrigé et validé par l'équipe technique de Ledpoint.it, ce qui garantit sa fiabilité et sa conformité aux sources officielles.